Les Conservateurs : une alternative ?
Nous débutons donc la deuxième partie de cette bien drôle de campagne électorale, entrecoupée par le temps des fêtes. Au départ, le Québec se retrouvait seulement avec des luttes à deux, qui allaient se solder par une victoire bloquiste possiblement encore plus écrasante que lors du scrutin du 28 juin dernier.
Cependant, les deux sondages parus en cette journée du 5 janvier ne sont pas sans causer une certaine surprise. Le sondage Ekos est celui qui donne la plus large avance aux conservateurs au Québec : 20 %, soit seulement 2 points de moins que pour les libéraux. La donne politique est-elle en train de changer au point où des députés conservateurs pourraient êtres élus au Québec ?
À l'échelle pan-canadienne, le même sondage accorde désormais 36 % des votes aux conservateurs, contre 30 % aux libéraux. La possibilité que l'issue de ce scrutin permette à Stephen Harper de devenir premier ministre du Canada est désormais bien réelle.
Bien que ses postes d'ancien chef de la National Citizens Coalition et du parti réformiste aient fait de lui un leader dont l'image est celle d'un extrémiste de droite, il faut avouer que Stephen Harper commence progressivement à être moins craint des Québécois, et à s'imposer comme étant une alternative crédible aux libéraux. Le fait qu'il puisse prendre le pouvoir, contrairement au Bloc québécois, jouera certainement en sa faveur face à un électorat québécois de plus en plus défavorable au parti de Paul Martin.
Stephen Harper a également présenté une vision du Canada qui plaira davantage a un bon nombre de fédéralistes québécois en colère contre parti Libéral. Ces derniers n'auront désormais plus besoin de voter à contrecoeur pour le Bloc québécois, blamant ainsi les libéraux d'avoir une large part de responsabilité quant à la montée du sentiment souverainiste. Il faut rappeler que ce dernier élément résulte en bonne partie du scandale des commandites et d'un paternalisme canadien qui ne colle pas à la réalité du Québec moderne.
Au départ, seuls les souverainistes pouvaient réellement se sentir confortés dans leur choix, en votant pour le Bloc québécois. Les fédéralistes allaient voter à contrecoeur, soit pour un parti libéral auquel ils ne croient plus, ou encore pour un parti défendant des idées souverainistes. Désormais, ils pourront considérer de voter pour les conservateurs.
Mais il y a tout de même un bémol. Accepteront-ils de voter pour un parti voulant rouvrir le débat sur le mariage gai, et dont on soupçonne de vouloir se rapprocher de l'administration Bush ? Feront-ils confiance au "nouveau" Stephen Harper, celui qui marche sur des oeufs en matière de bilinguisme et de services de santé universels, après tout le mal qu'il en a dit dans le passé ? Certains fédéralistes québécois, confortés par une partie du programme de Stephen Harper, ne voteront peut-être plus à contrecoeur, mais ils vivront sans doute quelque peu d'incertitude...
MAF
Cependant, les deux sondages parus en cette journée du 5 janvier ne sont pas sans causer une certaine surprise. Le sondage Ekos est celui qui donne la plus large avance aux conservateurs au Québec : 20 %, soit seulement 2 points de moins que pour les libéraux. La donne politique est-elle en train de changer au point où des députés conservateurs pourraient êtres élus au Québec ?
À l'échelle pan-canadienne, le même sondage accorde désormais 36 % des votes aux conservateurs, contre 30 % aux libéraux. La possibilité que l'issue de ce scrutin permette à Stephen Harper de devenir premier ministre du Canada est désormais bien réelle.
Bien que ses postes d'ancien chef de la National Citizens Coalition et du parti réformiste aient fait de lui un leader dont l'image est celle d'un extrémiste de droite, il faut avouer que Stephen Harper commence progressivement à être moins craint des Québécois, et à s'imposer comme étant une alternative crédible aux libéraux. Le fait qu'il puisse prendre le pouvoir, contrairement au Bloc québécois, jouera certainement en sa faveur face à un électorat québécois de plus en plus défavorable au parti de Paul Martin.
Stephen Harper a également présenté une vision du Canada qui plaira davantage a un bon nombre de fédéralistes québécois en colère contre parti Libéral. Ces derniers n'auront désormais plus besoin de voter à contrecoeur pour le Bloc québécois, blamant ainsi les libéraux d'avoir une large part de responsabilité quant à la montée du sentiment souverainiste. Il faut rappeler que ce dernier élément résulte en bonne partie du scandale des commandites et d'un paternalisme canadien qui ne colle pas à la réalité du Québec moderne.
Au départ, seuls les souverainistes pouvaient réellement se sentir confortés dans leur choix, en votant pour le Bloc québécois. Les fédéralistes allaient voter à contrecoeur, soit pour un parti libéral auquel ils ne croient plus, ou encore pour un parti défendant des idées souverainistes. Désormais, ils pourront considérer de voter pour les conservateurs.
Mais il y a tout de même un bémol. Accepteront-ils de voter pour un parti voulant rouvrir le débat sur le mariage gai, et dont on soupçonne de vouloir se rapprocher de l'administration Bush ? Feront-ils confiance au "nouveau" Stephen Harper, celui qui marche sur des oeufs en matière de bilinguisme et de services de santé universels, après tout le mal qu'il en a dit dans le passé ? Certains fédéralistes québécois, confortés par une partie du programme de Stephen Harper, ne voteront peut-être plus à contrecoeur, mais ils vivront sans doute quelque peu d'incertitude...
MAF

1 Comments:
Effectivement, les libéraux en ont plein les bras, d'autant plus qu'ils se retrouvent avec deux enquêtes de la GRC sous le dos... et les bloquistes sont bien tranquilles.
Mais je ne suis pas certain que cela soit suffisant pour permettre à Stephen Harper de faire des gains. S'il n'avait pas amélioré son image par une bonne campagne, les électeurs préféreraient "parker" leur vote au Bloc québécois, plutôt que de remplacer les libéraux par un parti qu'ils jugent encore pire.
Je pense qu'il faut avouer que Stephen Harper a considérablement amélioré son image, au point où de plus en plus de gens le considèrent comme étant une alternative crédible aux libéraux. À partir de ce moment, et ce celui où les gens veulent vraiment changer de gouvernement, le Bloc québécois aura de plus de plus de difficulté, lui qui ne pourra jamais offrir cette possibilité aux électeurs.
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