jeudi, janvier 12, 2006

Quand la démagogie tue le changement...

Me voici encore en train de parler des conservateurs, mais que voulez-vous, leur bonne chance de former un jour notre gouvernement vaut bien qu'on parle un peu d'eux.

En fait, mon questionnement face à cette éventualité se poursuit, particulièrement en ce qui a trait à la place accrue qu'ils veulent accorder au Québec. Est-ce réalisable ?

Si on s'en tient à la répartition des sièges en chambre, le seul scénario possible est que les Conservateurs et Bloquistes aient, ensemble, une majorité de siège. Il est en effet évident que tant les libéraux que les néo-démocrates s'opposeraient à une réduction de la taille du gouvernement fédéral.

Cet acte serait assimilé à un "démantèlement" potentiellement dangereux pour l'avenir de l'unité canadienne pour les premiers, et à un danger que le gouvernement fédéral perde son rôle de chien de garde des politiques sociales pour les seconds.

Mais justement, dans le scénario où les Conservateurs pourraient compter sur un nombre suffisant de députés du Bloc Québécois pour régler le déséquilibre fiscal, ou augmenter la place du Québec à l'UNESCO, quelles seraient les réactions ?

Personnellement, je prédit beaucoup de mécontentement de la part d'une multitude de gens au Canada anglais, incluant des électeurs, les militants conservateurs, ainsi que des journalistes.

Imaginez, un pacte avec le diable, avec les souverainistes pour... démanteler le pays! Nous avons d'ailleurs pu en lire un avant goût dans les journaux anglophones canadiens, au lendemain de l'annonce conservatrice d'opter pour un fédéralisme plus "flexible".

La démagogie dont souffre trop souvent ce pays rend difficile des changements nécessaires, dont il est pourtant difficile d'imaginer comment les impacts pourraient être aussi désastreux. Il n'y a qu'à regarder les publicités négatives du Parti Libéral envers Stephen Harper et les Conservateurs pour mieux illustrer le phénòmène...